Quand on pense au « métal précieux », on pense inévitablement à l’or. Mais savez-vous que le platine est un métal tout aussi précieux ou même plus ? C’est encore 30 fois plus rare ! Plus dense, il est également inoxydable ou hypoallergéique. C’est le bon plan ? Zoom sur ce métal précieux. Le platine, un ancien métal
Le platine donne l’impression d’avoir débarqué tardivement sur la scène des métaux précieux. Pourtant, sa trajectoire remonte à l’Antiquité. Les Égyptiens l’auraient déjà utilisé, et il a connu un vrai succès auprès des orfèvres européens dès le XVIIe siècle, notamment pour la création de bijoux raffinés.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le platine passe dans la catégorie des métaux stratégiques. Sa robustesse, son inoxydabilité, son incroyable résistance en ont fait le favori des industries, de l’armement à la chimie. Aujourd’hui encore, il s’impose dans l’univers industriel, tout en se faisant une place de choix dans la joaillerie contemporaine.
Ces dernières années, le platine opère un retour discret mais réel chez les amateurs de bijoux. Pourtant, l’or blanc, surtout lorsqu’il est plaqué au palladium, continue de séduire les bijoutiers comme les acheteurs. Alors, faut-il craquer pour le platine ou s’en tenir à l’or blanc palladié ? La question reste ouverte.
Les avantages du platine…
Si vous choisissez un bijou en platine, sachez que la pureté est au rendez-vous : 95 % de platine pur dans la plupart des créations. Il existe des pièces légèrement moins concentrées, mais la barre reste maintenue au moins à 85 %. Le standard est élevé, la qualité aussi.
Le platine a une vraie carte à jouer : il ne ternit jamais. Métal naturellement blanc, il ne perd ni son éclat ni sa couleur, même au fil du temps et de l’usage quotidien. Pour les personnes à la peau sensible, c’est aussi une aubaine : aucun risque de réaction allergique. Il se distingue par son côté hypoallergénique, ce qui n’est pas négligeable pour les peaux fragiles.
Rappel intéressant : le palladium, bien plus abordable, partage aussi ces caractéristiques. Il ne provoque pas d’allergies, et sa couleur reste stable sans traitement particulier.
… et ses inconvénients
Le revers de la médaille, c’est le coût. Le platine, rare et recherché, coûte cher. Sa densité le rend encore plus lourd que l’or : à volume égal, un bijou en platine pèse davantage, et la facture s’alourdit d’autant. À cela s’ajoute la complexité du travail : pour l’artisan, façonner le platine demande plus de temps et de précision, notamment lors du polissage, ce qui impacte inévitablement le prix final.
Autre limite : le platine résiste moins bien aux rayures qu’on ne l’imagine. Il est plus tendre que l’or blanc palladié, donc il risque de se déformer plus facilement, surtout sur les bijoux fins. Côté soudures, elles restent souvent visibles, contrairement à ce que l’on observe avec l’or. Le sertissage, en particulier sur les montures modernes très fines, exige un suivi régulier pour éviter toute mauvaise surprise.
Comment repérer le platine ?
Pour identifier le platine, il suffit de scruter les poinçons. Voici les principaux repères à connaître :
- Un pingouin empereur indique un platine pur à 99 %.
- Une tête de chien accompagnée d’un chiffre à droite : 1 pour 95 %, 2 pour 90 %, 3 pour 85 % de pureté.
- La tête de mascaron, quant à elle, certifie une pureté de 85 % pour les bijoux d’occasion ou de provenance incertaine.
Vous voilà armé pour reconnaître et comparer le platine. Pour un usage similaire, l’or blanc palladié tire souvent son épingle du jeu : même apparence, même propriétés, mais une addition plus légère. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à demander conseil à un expert.
