Mesurer l’imperméabilité : méthodes fiables pour évaluer vos matériaux

Rester au sec à vélo n’a rien d’un miracle. Équipement adéquat, vêtements imperméables, chaque détail compte. Mais ce que l’on sait moins, c’est que l’étanchéité varie selon les matières et les techniques utilisées. On lève le voile sur les dessous de la pluie.

Protégez-vous de la pluie

Une averse soudaine, et la route se transforme en piège détrempé. Pourtant, des solutions existent pour continuer à pédaler malgré les caprices du ciel. Guêtres, ponchos, vestes spécialisées : l’offre est vaste, les promesses aussi. Mais tous ces équipements ne se valent pas. La capacité d’un vêtement à faire barrage à l’eau dépend directement de la qualité de son imperméabilisation.

Une veste de pluie digne de ce nom ne se contente pas de repousser quelques gouttes. Elle doit offrir un réel confort, protéger du froid et, surtout, garantir une protection contre l’humidité. Mais où trouver des vêtements capables de relever ce défi ?

Quel degré d’imperméabilisation ?

Avant même de choisir votre équipement, il faut savoir évaluer son niveau d’étanchéité. L’imperméabilité d’un tissu désigne simplement sa capacité à empêcher l’eau d’entrer. Plus il résiste à la pénétration de l’eau, plus il protège. Plusieurs méthodes existent pour rendre un tissu imperméable. On peut, par exemple, appliquer un revêtement spécial sur sa face interne ou intégrer une membrane technique à l’intérieur du textile. Ces solutions ne se valent pas, et le choix final dépendra de vos besoins.

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L’essai de la colonne d’eau

Pour mesurer l’imperméabilité d’un vêtement, un test fait référence : celui de la colonne d’eau, conforme à la norme ISO811. Il s’agit de placer une colonne graduée en millimètres sur un échantillon du textile, puis de la remplir d’eau. On observe alors à partir de quelle pression les premières gouttes traversent le tissu. Ce chiffre, exprimé en millimètres, devient le niveau d’imperméabilité du produit.

Pour donner un ordre d’idée, si le tissu commence à laisser passer l’eau sous une pression équivalente à 2000 mm, il affiche une étanchéité de 2000 mm. Plus ce chiffre grimpe, plus la barrière à l’eau est efficace. Sachant que la pression exercée par une pluie forte varie généralement entre 1000 et 2000 mm, une veste de 2000 mm offre déjà une protection correcte lors de la plupart des averses.

L’indice d’étanchéité

Les fabricants proposent des vestes affichant des indices d’imperméabilité allant de 2000 mm à parfois 30000 mm. Il s’agit de choisir en fonction de la météo, de la durée de vos trajets à vélo et de l’intensité de votre pratique. Sans oublier la respirabilité du vêtement, qui reste déterminante pour le confort.

Voici quelques repères pour y voir plus clair :

  • Pour une balade estivale ou une pluie légère, un indice de 2000 mm s’avère suffisant.
  • En randonnée prolongée ou sous une pluie battante, mieux vaut opter pour un indice supérieur, autour de 10000 mm, voire davantage.
  • Lorsque vous portez un sac à dos ou que vous vous appuyez contre le tissu, la pression exercée sur la veste augmente fortement. Dans ce cas, la résistance doit être plus élevée, car les pressions peuvent grimper jusqu’à 8000 mm lors de la marche.

Pour éviter toute mauvaise surprise, il est donc judicieux de choisir une veste qui offre une marge de sécurité adaptée à l’intensité de vos activités.

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Et la respirabilité dans tout ça ?

Au-delà de l’imperméabilité, la respirabilité d’une veste de pluie mérite toute votre attention. Ce critère reflète la capacité du vêtement à évacuer la vapeur d’eau produite par le corps en mouvement. À force de vouloir se protéger de l’extérieur, on oublie parfois que l’humidité vient aussi de l’intérieur. Un tissu trop étanche, et c’est la sensation de sauna assurée sous la veste.

La respirabilité se mesure notamment grâce à des tests comme le RET (Résistance Évaporation Transmission), qui consiste à analyser la résistance du textile à l’évaporation de la vapeur d’eau.

Pour que ces indices soient parlants, voici comment les interpréter concrètement :

  • RET < 6 : le vêtement est exceptionnellement respirant.
  • 6 < RET < 12 : respirabilité élevée, adaptée à un effort modéré.
  • 12 < RET < 20 : respirabilité moyenne, à réserver aux activités peu intenses.
  • RET > 20 : la respirabilité est faible, le confort s’en ressentira dès que l’effort s’intensifie.

Moins la résistance à l’évaporation est élevée, plus le vêtement laisse circuler l’air et la vapeur d’eau. Faire le bon choix, c’est donc trouver le juste équilibre entre barrière contre la pluie et capacité à respirer. Les secrets d’un trajet au sec ne tiennent pas à un chiffre unique, mais à la combinaison subtile de ces indices.

Source : Randonnée Malin

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Choisir un vêtement imperméable et respirant, c’est préparer chaque sortie comme on anticipe une météo changeante : avec méthode, mais sans jamais oublier qu’une bonne veste peut transformer une averse en simple souvenir.

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