On ne dresse pas une maison sans d’abord bousculer la terre. Avant les plans, avant les murs, il faut remuer le sol, creuser, façonner. Le terrassement, c’est ce moment décisif où l’on prépare le terrain pour accueillir le projet à venir.
Les différentes phases du terrassement
Terrasser, ce n’est pas juste manier une pelleteuse. C’est toute une séquence de gestes précis, organisée du premier au dernier. D’abord, le décapage : on enlève la terre végétale sur une vingtaine de centimètres pour exposer un sol prêt à encaisser le chantier. Sur une parcelle modeste, la bêche peut suffire, mais pour un terrain plus vaste, les engins prennent le relais. Deuxième temps : le déblaiement, ou comment retirer tout excédent et évacuer ce qui encombre, à la main ou avec des machines. Cette terre, elle reste parfois sur le site, mais s’en va bien souvent ailleurs. Arrive ensuite le remblaiement, qui permet de combler fossés et cavités à l’aide des déblais. Au final, trois étapes au service d’un seul objectif : rendre le terrain impeccable avant même de songer aux fondations. Il reste à voir les différentes familles de terrassement.
Panorama des types de terrassement
Ainsi, sachez que le terrassement se base sur l’extraction, le transport et la mise en oeuvre de la terre ou des matériaux issus du sol. Cette étape intervient dès le début du chantier. On distingue deux grandes approches :
- Les terrassements dits “généraux” : ils modèlent l’ensemble du terrain afin de l’adapter à la construction envisagée.
- Les terrassements “ordinaires” : ils préparent spécifiquement le sol pour recevoir une future construction, quelle qu’elle soit.
Les deux grandes catégories de terrassement fonctionnent ainsi :
Pour ce second type, différentes techniques s’imposent : dessoucher, défricher, abattre ce qui gêne. Impossible d’improviser ces manœuvres. Confier le travail à un pro comme ARTP permet d’anticiper les difficultés du sol et d’opter pour la bonne stratégie. Un spécialiste prendra le temps d’évaluer minutieusement le terrain, afin de choisir l’approche la plus adaptée à sa configuration.
Démarrer un terrassement seul, c’est risquer tassements, glissements ou instabilité pour les bâtiments à venir. Mieux vaut compter sur le regard avisé d’un professionnel du secteur, habitué à détecter les pièges et à sécuriser la suite du chantier. Une analyse du sol en amont, avec les bons outils et l’expérience qu’il faut, donne toutes les chances à la construction d’être durable, stable, fiable.
Avant que le moindre mur ne prenne place, il s’agit d’apprivoiser la terre. Ce travail discret, souterrain, façonne déjà tout ce qui sortira à la lumière. Prendre le temps de préparer son terrain, c’est placer d’emblée sa future maison sur de solides appuis, et déjà lui donner une chance de traverser les années, sans failles.

